Les couches lavables: véritable révolution ou retour en arrière?

August 10, 2014

Les couches lavables : mais qu’est-ce que c’est d’abord ?

 

 « La couche lavable, anciennement « le lange » est « une couche formée comme une jetable, que l'on ferme grâce à des pressions ou des velcros. Les modèles varient pour s'adapter à chaque bébé et aux besoins de chaque famille.

Ces couches lavables sont fabriquées le plus souvent à partir de coton (bio ou non), de flanelle, de polyester ou encore de chanvre ou bambou ». Une doublure à l'intérieur de la couche peut éventuellement être ajoutée, cela dépend des modèles, tout comme une culotte de protection imperméable peut également être rajoutée au-dessus de la couche au même titre que la couche jetable.

Mais pourquoi revenir aux couches lavables ?

 

Par souci d’écologie :

 

La cellulose se trouve être la matière première de la couche jetable. Associée à bon nombre de produits chimiques qui rendent la couche absorbante, non odorante et ainsi de suite… , notre bébé produit à lui seul plus d'une tonne de déchets de couches entre la naissance et la propreté. Quant à la durée moyenne de dégradation dans la nature des couches jetables, elle est de 300 à 500 ans environs. C’est plutôt long, non ?

 

 

 

Par souci financier peut-être ?

 

Oui mais pas que… Oui si vous avez  minimum deux enfants cela est vraiment rentable, mais si votre bout ’chou est fille ou fils unique alors la balance s’équilibre « légèrement »,  en ayant un petit penchant quand même en faveur des couches lavables. Zoom sur ce calcul rapide :

 

Un enfant est changé aux environs de 6 fois par jour en moyenne (c’est une moyenne), 365 jours par an et pendant 2 ans environ avant de pouvoir débuter la propreté et 1 fois par jour l'année suivante, cela donne 6x365x2+365 = 4745 couches.

Considérons que le prix moyen d'une couche jetable est d’environ  20 centimes d’euro, cela revient donc à environ 0.2x4745 = 949 euros.

 

Mais il faut considérer un prix plus élevé selon la marque de couches. Eh oui, Pampers semble avoir le monopole en matière de couches jetables sur le marché, et pourtant cette marque n’est pas la seule à proposer des couches de qualité. Il existe d’autres marques très abordables et dont la qualité du produit est facilement comparable à la célèbre marque Pampers.

Les couches lavables quant à elles demandent un investissement de départ d’une vingtaine de couches environ, soit un budget moyen de 200 à 600 euros, tout dépend encore une fois de la marque choisie. Ajoutez à cela le coût des lessives, soit environ 200 euros. Il est clair que votre petit deuxième pourra profiter de couches lavables déjà achetées, donc pas d’investissement supplémentaire nécessaire mis à part la lessive. Comme tous les tissus, les lavages fréquents fragilisent la fibre et nécessitent parfois de racheter des couches lavables en cours de route.

En définitif, il faut compter un budget moyen de 1000 euros pour les couches jetables contre 400 à 800 euros pour des couches lavables, lessive comprise.

 

Par souci de santé pour son bébé ?

 

Effectivement, les couches jetables contiennent bon nombre de produits chimiques favorisant  les irritations, allergies et érythèmes fessiers. Alors que la couche lavable est constituée de matériaux sains et bios, comme nous l’avons vu plus haut. Quant à la satisfaction de donner le meilleur à son bébé ressentie par la maman, la couche jetable remporte la mise…

Tout cela est super, mais il n’y a pas que des avantages aux couches lavables, il faut le reconnaitre :

« 

            •          Nécessite au moins deux lessives de plus par semaine.

            •          Nécessite plus de temps libre et d'organisation (stocker les couches propres, stocker les couches sales, laver puis sécher).

            •          Nécessite un certain temps, au début, pour trouver LA couche qui convient au bébé et à ses parents (beaucoup de couches lavables différentes) et pour résoudre les problèmes qui se posent (par exemple les fesses mouillées -- solution facile, mais il faut la trouver) et qui pourraient inciter à revenir aux couches jetables.

            •          Plus le tissu utilisé est absorbant, plus le temps de séchage est long.

            •          Peut nécessiter un espace de stockage plus important (bac à couches sales, étendage, pile de couches propres -- une couche lavable est bien plus volumineuse qu'une couche jetable).

            •          Nécessite de "former" les utilisateurs (l'autre parent, la nounou, etc.) parce que les couches lavables peuvent être plus difficiles à mettre en place que les couches jetables.

            •          Peut causer quelques difficultés avec certaines crèches qui utilisent les couches jetables.

            •          Comme la couche lavable est très volumineuse :

           •          le bébé a un gros derrière que certains parents trouvent disgracieux,

           •          il faut quelques fois utiliser la taille de vêtement supérieure (plus le bébé est grand, moins cela est nécessaire),

           •          elle gêne quelques fois certains mouvements du bébé (par exemple, mâchouiller ses pieds), mais pas son développement moteur. »

 

Pour ou contre, chacun son opinion mais le débat est ouvert...

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, mère de deux enfants et  secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie à l’époque de l’interview, a déclaré à la radio : « J’envisage une taxe sur les couches jetables » !

Ca risque de coûter bien cher tout ça. C’est bien français ça, toujours préférer la répression au lieu de la promotion. Il aurait été plus intéressant d’encourager la production et l’achat des couches lavables.

 

Pour la condition de la femme c'est plutôt un recul qu'une avancée pour d'autre ?

Elisabeth Badinter,  bien connue pour son franc parler, «   parle du discours catastrophiste et culpabilisateur d’une écologie radicale qui brandit systématiquement le principe de précaution et le retour à la nature. On nous a fait peur avec les biberons et le bisphénol A, mais le comble, c’est le retour des couches lavables ! Au nom des « forêts qu’on assassine » passe ce message sous-jacent : si les femmes ne changent pas radicalement leur façon de faire, leurs enfants vont mourir. Du coup, les femmes sont terrorisées par tout ce qui est artificiel, comme la pilule dont le nombre d’utilisatrices diminue chaque année. Sans parler du nombre croissant de celles qui veulent accoucher à la maison. » C’est certes un peu rude mais elle semble considérer le retour aux couches lavables comme effectivement un retour arrière mais surtout poussé par les pressions ambiantes, pressions qui règnent en maître aujourd’hui autour des remises en cause des pratiques de maternage.

 

-Avis de mamans: à la maison ça se passe comment avec le couches lavables?

-Aujourd’hui, la question des couches lavables fait son entrée dans les collectivités. Mais comment les professionnels de la Petite Enfance envisagent-ils la mise en place de ce nouveau projet ? Quels changements organisationnels cela va-t-il engendrer ? A vos témoignages....

 

N'hésitez-pas, parents, professionnels à donner votre avis sur l'utilisation de la couche lavable à la maison et en collectivité.

 

 

 

 

 

Sources: Article de "Elle", Ekopedia.

 

 

 

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